Thursday, September 08, 2005

Quel subtil équilibre pour un vrai dialogue?

Ce matin, j'ai entendu à la radio une chanson de Doriand (un nouveau chanteur qui mériterait de se faire "une place au soleil" mais qui tarde à y parvenir) dont voici les paroles principales, celles qui reviennent lors du refrain: "Je n'ai aucune personnalité (...) Celui qui parle le dernier a toujours raison de moi."

L'écoute de cette chanson a provoqué en moi un début de réflexion sur les conditions d'un réel dialogue. En voici la question de base: "Pour que deux interlocuteurs puissent vraiment dialoguer, ne faudrait-il pas qu'ils atteignent un subtil équilibre entre conviction et ouverture?"

Si l'on n'a rien à dire (donc aucune conviction à faire valoir), on n'aura aucun intérêt à dialoguer; si l'on est sûr d'avoir raison (donc aucune ouverture à d'autres opinions), on n'est plus du tout en situation de dialogue mais on cherche à convaincre l'autre, voire même à le convertir. Entre des deux impasses, il me semble qu'il y a pourtant un chemin, chemin certes exigeant et nuancé, mais ô combien palpitant et passionnant.

La première question de cette réflexion en amène d'autres que je ne résiste pas à vous soumettre: "L'équilibre entre conviction et ouverture est-il le même pour chaque personne?" "Le dialogue est-il possible si l'équilibre entre conviction et ouverture est très différent pour chacun des interlocuteurs?" "L'écart maximum pour que le dialogue soit possible est-il mesurable?"

Chers bloggers, je pense que vous avez des points de vues très intéressants sur la question des conditions de possibilité d'un dialogue. Alors je me réjouis d'en débattre avec vous!

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