Wednesday, August 31, 2005

peut-on construire une société seulement sur des critères économiques?

Ma question du jour a un arrière-fond de mauvaise humeur, je l'admets. J'en ai marre de ces conversations du style "café du commerce" avec des affirmations délirantes. Ce matin, deux personnages parlaient de la votation du 25 septembre prochain, en craignant les conséquences économiques de l'ouverture de la Suisse à l'extension des accords bilatéraux aux 10 nouveaux pays de l'UE.

Alors, je pose crûment la question: "Peut-on développer un pays en ayant pour seuls critères des craintes liées à l'économie?"

Etre citoyen, n'est-ce pas quelque chose de plus important que de sortir sa machine à calculer pour compter ses sous? Où est la part de rêve, d'idéalisme, d'utopie dans la conduite d'une politique nationale?

On dit que poser la question, c'est déjà un peu y répondre...

Bonne journée à vous, amis bloggers.

Friday, August 26, 2005

Né en 17 à Leidenstadt?

Ce matin, en me réveillant, j'avais en tête une chanson du trio Goldman, Fredericks et Jones. Une chanson magnifique aux paroles époustouflantes.

Cette "petite merveille de chanson" pose une question importante en lien avec des valeurs qu'on qualifiera, en fonction de son orientation spirituelle, de tolérance, de respect, d'amour du prochain, de compassion ou de volonté de comprendre plutôt que de juger.

En voici le début : "Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt sur les ruines d'un champ de bataille, aurais-je été meilleur ou pire que ces gens, si j'avais été allemand?"

Un petit décodage et quelques précisions s'imposent pour rendre plus claires ces paroles.

Si j'ai bien compris, Leidenstadt est une ville allemande. Une personne née en 1917 en Allemagne, c'est une personne qui a grandi dans un climat difficile au niveau socio-politico-économique. Après la 1ère guerre mondiale, l'Allemagne vaincue s'est sentie humiliée par le traité de Versailles. Les années suivant ce traité ont vu le développement en Allemagne , dans une partie de la population, d'une volonté de "vengeance", ce qui explique en partie la montée en puissance du mouvement nazi.

Goldman fait allusion à cette situation dans cette chanson. Intelligemment, au lieu de se contenter de juger, le chanteur français, s'interroge sur ce qu'il aurait fait, lui, s'il avait été plongé dans cette ambiance. Au lieu de se contenter de se situer dans le camp des victimes - attitude qui est toujours relativement facile -, il ose tenter de comprendre ce qui a pu pousser des gens à adopter un comportement de soumission aux rêves nationalistes de revanche. J'aime beaucoup cette attitude faite d'humilité, c'est la marque des grands esprits, de ces "improbables consciences" pour reprendre une expression de Goldman.

Cette chanson se poursuit avec deux autres couplets qui sont de la même veine. Je vous renvoie à la chanson "Né en 17 à Leidenstadt" - extraite de l'album Pluriel 90-96 de Goldman, Jones et Fredericks pour les découvrir. Bonne journée à vous !

Thursday, August 25, 2005

Qu'est-ce que la paix?

Dans l'attente des premiers interlocuteurs, je poursuis mon dialogue avec moi-même.

J'ai lu hier dans un magazine tv une interview de l'actrice Sharon Stone, qui livre au passage quelques perles de sagesse. J'ai notamment apprécié sa définition de la paix: "La paix, ce n'est pas seulement le contraire de la guerre, c'est aussi ce qui se passe dans nos coeurs chaque jour. (...) La paix est un art de vivre."

Ma question du jour portera donc sur cette définition de la paix: "Est-il absolument nécessaire d'être en paix avec soi-même pour vivre en paix avec les autres?"

Cela vous inspire-t-il quelques remarques?

Wednesday, August 24, 2005

Une fois pour toutes?

Chers bloggers, j'avoue que la question inaugurale de mon blog était assez complexe. Alors je vais essayer de prolonger et d'approfondir le questionnement.

Voici la deuxième question de ce blog existentiel: "Peut-on donner un sens à sa vie une fois pour toutes ou doit-on continuellement modifier sa vision de la vie?"

Dans certains mouvements religieux ou politiques, on insiste beaucoup sur une "conversion" qui modifie radicalement sa vie une fois pour toutes. Le sens de l'existence semble alors donné pour toujours, sans jamais devoir se modifier.

Pour ma part, à la suite de mouvements de pensée religieux, philosophiques et politiques que je qualifierais de plus nuancés et équilibrés, j'adhère à une vision constamment évolutive du sens de la vie.

Je crois que la question du sens de la vie est appelée à se poser continuellement, tout au long de son existence. C'est cela qui rend la vie dynamique et passionnante.

Toutefois, je conviens qu'un regard rétrospectif permet sans doute de voir des constantes qui traversent sa propre vie, ce qui est gage d'équilibre, de pertinence et de cohérence.

J'attends vos remarques, suggestions et questions.

Tuesday, August 23, 2005

une "petite" question inaugurale...

Bonjour!

Je crois que la vie est faite de questions plutôt que de réponses. Ce sont les questions qui nous font grandir, mûrir, choisir et évoluer.

C'est pour cette raison que je vous propose de partager quelques unes des grandes et petites questions de la vie.

Première question: "quel est le sens de la vie humaine?"

J'attends vos pistes de réflexions, vos réponses et surtout vos questions...

Christophe