Monday, September 26, 2005

La "décroissance" peut-elle être davantage qu'un concept idéal et devenir une réalité concrète?

Aujourd'hui, je vous livre une question relative au développement. La lecture d'un article du bimensuel "Manière de voir" (lié au Monde diplomatique) intitulé "Cap sur la décroissance" m'a amené à me poser cette question - sous-jacente depuis longtemps dans mon esprit, mais que je n'avais pas encore réussi à formaliser : "La décroissance peut-elle être davantage qu'un concept idéal et devenir une réalité concrète?"

Et pour prolonger un peu... "comment éviter que la décroissance économique soit juste considérée sous l'aspect d'une phase transitoire - c'est à dire d'une solution pragmatique - qu'on se dépêchera d'oublier dès qu'un soubresaut économique se fera sentir (ce qui a peut-être été le cas à la fin des années 70)?"

Voici les références de quelques sites qui permettent d'affiner la réflexion sur l'idée de décroissance économique:

- www.decroissance.org
- www.apres-developpement.org

Chers bloggers, je nous souhaite une bonne et fructueuse réflexion!

Wednesday, September 21, 2005

Un homme peut-il être féministe?

Aujourd'hui, je vous propose une petite question socio-politique: "Un homme peut-il être féministe?"

Si l'on définit le féminisme comme une "lutte" pour que les femmes aient les mêmes droits que les hommes, alors la réponse sera "oui", de manière évidente et claire!

Si l'on définit le féminisme comme une tentative - j'oserais même dire tentation - par les femmes d'obtenir à tout prix le pouvoir économico-politique, d'adopter un esprit de compétition sans limite ... et de chercher ainsi à revendiquer les pires défauts des hommes, je me permets de ne pas leur souhaiter cela ! Toute l'humanité, femmes et hommes, serait perdante si les femmes se mettaient à agir "comme des hommes", au sens négatif de cette expression !

Je conçois l'égalité femme-homme comme un équilibre à améliorer jour après jour, comme une recherche perpétuelle d'harmonie en dehors de tous les schémas traditionnalistes. Les femmes et les hommes sont ensemble l'avenir de l'humanité!

Thursday, September 15, 2005

Au nom de quoi vous mêlez-vous de nos affaires internes?

"Au nom de quoi vous mêlez-vous de nos affaires internes?", telle pourrait être la question légitime de l'Union Européenne en cas de refus par la Suisse de l'extension de la libre circulation aux 10 nouveaux pays de l'UE dans le cadre des accords bilatéraux. Si on essaie de prendre le point du vue européen, il semble logique que les 25 pays - qui ont librement décidé d'envisager un avenir commun, que cela plaise ou non à la Suisse! - puissent avoir les mêmes droits au niveau de la circulation et du marché du travail. Au nom de quoi la Suisse pourrait-elle agir de manière différenciée envers 10 de ces 25 pays qui ont le même statut de membre à part entière de l'UE? En cas de refus suisse le 25 septembre, je comprendrais comme justifiée la sensation de ces 10 pays d'être discriminés par rapport à leurs 15 homologues. Et il serait logique - toujours du point de vue de l'UE - de dénoncer alors tous les accords bilatéraux. Le peuple suisse est-il conscient de cette possible discrimination dont il serait à l'origine en cas de refus de l'extentsion des accords bilatéraux?

Il est frustrant de voir les tendances isolationnistes d'une certaine partie de la population et de certains ploiticiens suisses gagner du terrain à l'approche du 25 septembre. Pour rappel, si nous devons nous prononcer sur les accords bilatéraux avec l'UE, n'est-ce pas parce que la population suisse a refusé l'adhésion à l'EEE le 12 décembre 1992? Les chantres du "non" à l'EEE en 1992 ne vantaient-ils pas la voie d'accords bilatéraux? N'êtes-vous pas surpris de voir que ce sont les mêmes acteurs politiques qui incitent la population suisse à mettre dans les urnes un nouveau "non"? Ces politiciens, apôtres de la perspective isolationniste, ne brillent pas par leur cohérence.

J'ai voté par correspandance il y a déjà plusieurs jours et j'ai glissé dans l'enveloppe un "oui" résolu. J'aurais préféré pouvoir mettre un "oui" à une autre question, celle de l'adhésion à l'UE- Ce "oui", j'aurais eu beaucoup de plaisir et de fierté à le mettre; il aurait eu le goût de l'espoir, du rêve, d'un nouveau dynamisme. Par contre, le "oui" à l'extension de la libre circulation est juste un "oui" nécessaire, un "oui" cohérent, un "oui" pour s'éviter la honte d'un "non" isolationniste! Dans la perspective de ce 25 septembre, j'ai conscience d'avoir juste fait mon devoir, en espérant pouvoir à l'avenir mettre des "oui" résolués et motivés à des questions politiques plus enthousiasmantes!

Christophe, votre blogger citoyen

Wednesday, September 14, 2005

Comment rester jeune d'esprit?

Ce matin à la radio j'ai entendu une réflexion intéressante au point de mériter de figurer sur ce blog. Quelqu'un disait que pour rester jeune d'esprit, il est nécessaire de savoir s'inventer toujours à nouveau des "premières fois". Si on est capable de s'émouvoir de choses nouvelles, donc de vivre de nouvelles expériences, de faire de nouvelles découvertes, on aura tendance à rester dynamique et plein d'espoir. Alors quelle "première fois" vais-je vivre aujourd'hui? Est-ce que je serai capable de sortir de la routine pour m'émerveiller une nouvelle fois devant les belles choses de la vie?

Monday, September 12, 2005

Faut-il vraiment une bagnole pour faire le trajet Genève-Genève?

Samedi en fin d'après-midi, on a passé 45 minutes dans les bouchons de la ville de Genève. C'était stupéfiant de voir toutes ces plaques genevoises. Quand les citadins comprendront-ils l'utilité de se mettre aux transports publics? Ne serait-ce pas une marque de respect par rapport aux personnes qui ont vraiment besoin d'une voiture pour atteindre la ville du bout du lac en fonction de contraintes horaires et d'éloignement? Faut-il absolument attendre de nouvelles hausses du prix du carburant pour que les citoyens agissent de manière responsable? Alors je vous le demande: "Est-il absolument nécessaire de faire le trajet Genève-Genève au volant de sa bagnole?"

Signé: un automobiliste qui utiliserait volontiers les transports publics plus souvent si ceux-ci étaient développés jusque dans le village campagnard où il réside!

Friday, September 09, 2005

Jusqu'où ira-t-il?

Un peu de sport aujourd'hui...

Cette nuit, Roger Federer a de nouveau fait une démonstration de ses talents d'artiste du tennis. Après sa brillante victoire contre l'Argentin David Nalbandian, qui reste l'un des rares joueurs du circuit ATP à avoir des statistiques favorables contre Roger Federer, le n°1 mondial semble promis à un nouveau titre en tournoi du grand chelem, à moins que Hewitt ne trouve une improbable solution (un vrai casse-tête pour lui), que l'Américain Agassi ne brille une dernière fois pour son 20ème (et dernier?) US Open ou que Ginepri ne saisisse cette opportunité (peut-être unique dans sa carrière?) de devenir à la surprise générale le nouveau héros du tennis américain. De plus en plus de journalistes sportifs se posent la question: "Jusqu'où ira Roger Federer?"

A-til une chance d'approcher, d'ici quelques années, le record de Pete Sampras constitué de 14 titres en tournois du grand chelem? A-t-il la possibilité de conclure une année tennistique avec seulement 3 défaites en 2005? Ce qui consituerait aussi un record.

Chers amis bloggers, n'hésitez pas à livrer vos "pronostics" (purement amicaux et gratuits - cela va de soi) sur les performances de "l'artiste à la raquette"!

Thursday, September 08, 2005

Quel subtil équilibre pour un vrai dialogue?

Ce matin, j'ai entendu à la radio une chanson de Doriand (un nouveau chanteur qui mériterait de se faire "une place au soleil" mais qui tarde à y parvenir) dont voici les paroles principales, celles qui reviennent lors du refrain: "Je n'ai aucune personnalité (...) Celui qui parle le dernier a toujours raison de moi."

L'écoute de cette chanson a provoqué en moi un début de réflexion sur les conditions d'un réel dialogue. En voici la question de base: "Pour que deux interlocuteurs puissent vraiment dialoguer, ne faudrait-il pas qu'ils atteignent un subtil équilibre entre conviction et ouverture?"

Si l'on n'a rien à dire (donc aucune conviction à faire valoir), on n'aura aucun intérêt à dialoguer; si l'on est sûr d'avoir raison (donc aucune ouverture à d'autres opinions), on n'est plus du tout en situation de dialogue mais on cherche à convaincre l'autre, voire même à le convertir. Entre des deux impasses, il me semble qu'il y a pourtant un chemin, chemin certes exigeant et nuancé, mais ô combien palpitant et passionnant.

La première question de cette réflexion en amène d'autres que je ne résiste pas à vous soumettre: "L'équilibre entre conviction et ouverture est-il le même pour chaque personne?" "Le dialogue est-il possible si l'équilibre entre conviction et ouverture est très différent pour chacun des interlocuteurs?" "L'écart maximum pour que le dialogue soit possible est-il mesurable?"

Chers bloggers, je pense que vous avez des points de vues très intéressants sur la question des conditions de possibilité d'un dialogue. Alors je me réjouis d'en débattre avec vous!

Tuesday, September 06, 2005

Un cygne peut-il voler?

Il y a parfois des réponses qui viennent avant les questions. C'est l'expérience faite hier après-midi du côté de Villeneuve. Au bord du lac, près de l'embarcadère, j'ai pu apercevoir un cygne en vol, expérience rare voire même unique, si ma mémoire ne me joue pas trop de tours.

Hier donc, la question n'est venue qu'après la vue de ce cygne volant. "Un cygne peut-il voler?", c'est là une question que j'aurais fort bien pu ne jamais me poser.

Alors il s'agit peut-être de reformuler de nouvelles questions sur la base de cette expérience. "Un cygne vole-t-il souvent?" "Qu'est-ce qui peut bien pousser un cygne à voler plutôt que de profiter de flotter sur l'eau?"

Amis des oiseaux, ne me laissez pas avec cette question fondamentale non résolue!

Thursday, September 01, 2005

Quelle est votre conception de la liberté?

Et si on parlait un peu de liberté aujourd'hui? "Quelle est votre conception de la liberté?"

Voici quelques définitions de la liberté que j'ai soumises aux catéchumènes et à leurs parents hier soir lors d'une séance d'information précédant un camp de catéchisme. Peut-être trouverez-vous parmi ces huit propositions une définition de la liberté qui vous conviendra. Si ce n'est pas le cas, pourquoi ne pas réagir en rédigeant votre propre définition de la liberté?

Voici ci-dessous les huit propositions en question:

1. "La seule liberté, c'est de persévérer dans ce qu'on fait ou de baisser les bras."
2. "La liberté, c'est de pouvoir faire tout ce que je veux."
3. "Ma liberté s'arrête là où commence celle des autres."
4. "La liberté, c'est de ne s'occuper que de soi-même."
5. "La liberté est une dangereuse illusion."
6. "La liberté, c'est un but à atteindre ... et cela prend du temps."
7. "La plus grande liberté, c'est de se mettre au service des autres."
8. "Je me sens libre quand j'oublie ce que les autres pensent de moi."

Saisirez-vous, en toute liberté, l'opportunité de donner votre avis?

PS: Personnellement, j'aime bien les définitions 3, 7 et 8.